Mairie de Notre-Dame-de-la-Rouvière

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Historique de la commune

Extraits tirés du livre "ici en Cévennes, Notre Dame de la Rouvière" par l'Ecole Publique de Notre Dame de la Rouvière :

"Il faut attendre le début du XIIIè siècle pour trouver trace écrite de la présence d'une communauté humaine sur Notre Dame de la Rouvière.

Dès l'an 1200, le nom de "la Rouvière" apparaît dans une donation de mines d'argent que le seigneur de Barre, Adhémard, possède ici et qu'il lègue au comte de Toulouse et à Bernard d'Anduze "moyennant divers droits dont la dîme des mines d'argent sur la paroisse".

Où se trouvaient ces mines ? Peut-on les localiser dans la vallée de Valnière qui a connu plus tard une modeste activité minière ? C'est l'hypothèse la plus raisonnable.

Mais ce document nous a surtout intéressés parce qu'il nous révele qu'un petit groupe humain est déjà installé à la "Rouvière" dès le début du XIIIè siècle.

Un hameau va se constituer peu à peu. En 1384, deux feux sont mentionnés au lieu-dit "Roveria". Qui sont les premiers habitants de lieux ? Des mineurs ? Oui, mais surtout quelques paysans, évelant des moutons et des porcs, vivant dans des huttes bien modestes. Il se nourrissent de ce que leur offre la nature environnante ; champignons, noix, poissons de rivière, baies sauvages. Ils cultivent également le seigle, les fèves, les raves, les poireaux et les châtaignes.

Accroché à la montagne, un embryon de village se développe donc à la "Rouvière". Ce n'est pas un hasard : en effet deux drailles très connues nous amènent en ce lieu. Elles étaient fréquentées en mai et en septembre par bon nombre de troupeaux importants. A partir de ces drailles, une population très clairsemée a essayé de se fixer sur ce "territoire boisé de chênes et de rouvres" : il a pris de nom de Rouvière. C'est là que se constituera la communauté médiévale, base de notre commune d'aujourd'hui. Un petit peuble, certainement misérable, s'établit peu à peu sur ce territoire.

Entre 1435 et 1472, le lieu change d'appellation : la "Rovière" devient "Beatae Mariae de Rovera" (Bienheureuse Marie de la Rouvière). Une petite chapelle a été édifiée à proximité des quelques huttes déjà implantées. D'autres paysans viendront plus tard abriter leur demeure sous ses murs : un véritable village se pressera alors à flanc de montagne, autour de cette humble Eglise dédiée à la Vierge.

A partir de cette époque-là les habitants de "la Rouvière" feront précéder le nom de leur village de celui de leur sainte patronne. En 1583, "Notre Dame de la Rovière" apparaît pour la première fois.

Le Puech Sigal serait d'origine moyenâgeuse où des moines Bénédictins s'y seraient implantés. Ils avaient l'habitude de fonder leurs prieurés à proximité des drailles. Ce hameau  situé au centre de la commune, où l'on pratiquait jadis la culture du seigle, est relié à la grande draille de l'Asclier. La règle des Bénédictins les obligeaient à travailler. Au moyen Age, ils entretenaient les chemins et ouvraient aussi des "caladous", petits chemins dallés, comme celui qui descend de la draille, en partant du col de l'Homme mort, jusqu'à la Rouvière, en passant par le Puech Sigal. Ils savaient capter les sources et greffer les châtaigniers sauvages. C'étaient des défricheurs qui ont aussi développé les cultures en terrasses, sur les traversiers.

Les paysans se sont peu à peu inspirés de leurs méthodes et certains  hameaux, comme c'est le cas du Puech Sigal, ont vu leur population se regrouper et augmenter.

 

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